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Le Projet international de Metropolis coordonne un ensemble d'activités exécutées par des membres d’organisations de recherche et d’élaboration de politiques publiques qui partagent l’objectif d’améliorer les politiques sur l’immigration par l’application des résultats de la recherche universitaire.

 
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L’espace et l’emploi dans l’economie globale informatisee
Saskia Sassen
Columbia University, New York, USA
En congé, Centre des Etudes Avancées, Stanford, USA

La globalisation peut être déconstruite dans les sites stratégiques où les processus globaux ont lieu et où leurs liens se matérialisent. Parmi ces sites, nous comptons les zones orientée vers l’exportation, les centres bancaires situés à l’étranger et, à un niveau bien plus complexe, les villes globales. Cette vision engendre une géographie spécifique de la globalisation et souligne jusqu’à quel point ce n’est pas un événement planétaire concernant le monde entier. En outre, il s’agit d’une géographie en évolution, qui a changé au cours des derniers siècles et des dernières décennies. (Plus récemment, elle a fini par inclure l’espace électronique).

La géographie de la globalisation inclut les dynamiques tant de la dispersion que de la centralisation, une condition qui n’a commencé à être reconnue que très récemment (voir Sassen 1991 ; chapitre 1).

La tendance prononcée à la dispersion spatiale des activités économiques – à un niveau métropolitain, national et global – que nous associons à la globalisation a contribué à faire naître l’exigence de nouvelles formes de centralisation territoriale de la haute direction et des opérations de contrôle. La dispersion spatiale des activités économiques rendue possible par la télématique contribue à l’expansion des fonctions centrales, si la dispersion dont il est question a lieu dans le cadre du processus incessant de concentration du contrôle, de la propriété et de l’appropriation des bénéfices caractérisant le système économique actuel . Les marchés nationaux et globaux ainsi que les entreprises intégrées au système global nécessitent des sites centraux d’où mettre en oeuvre la globalisation.

En outre, les secteurs informatisés ont besoin d’une grande infrastructure physique contenant les noeuds stratégiques et une hyper-concentration d’équipements ; nous devons pouvoir faire une distinction entre la capacité de transmission/communication globale et les conditions matérielles qui rendent cela possible. Enfin, même les secteurs informatisés les plus avancés ont un processus de production qui dépend – au moins partiellement – de leur implantation, en raison de l’ensemble des ressources nécessaires à la production, quoique les produits soient hypermobiles.

L’un des axes prioritaires de mon travail a consisté à montrer les villes comme des lieux de production pour les principaux secteurs informatisés de notre époque et à récupérer les infrastructures des activités, des entreprises et des tâches qui s’avèrent nécessaires pour gérer une économie développée. En général, lorsque nous pensons à ces industries, nous nous concentrons sur l’hypermobilité de leurs produits et sur les niveaux très élevés de formation de leurs professionnels au lieu de considérer le processus de production et les infrastructures nécessaires, en termes d’équipements et de main d’oeuvre non spécialisée, faisant partie intégrante de ces systèmes. Une analyse détaillée des économies urbaines basées sur les services montre qu’il existe un grand nombre d’entreprises, de secteurs et de travailleurs qui à première vue n’ont qu’un rapport très marginal avec une économie urbaine dominée par la finance et les services spécialisés, mais qui, en fait, remplissent toute une série de fonctions qui font partie intégrante de cette économie. Et ils le font dans des conditions de forte segmentation sociale, salariale et souvent raciale/ethnique.

Parmi les tâches quotidiennes des principaux complexes de services dominés par la finance, une bonne partie sont manuelles, mal payées et souvent effectuées par des femmes et des immigrants. Même si ces travailleurs et ces emplois ne sont jamais pris en considération parmi les composantes de l’économie globale, en fait, ils font partie des infrastructures de travail nécessaires pour gérer et mettre en oeuvre le système économique global, y compris l’une de ses formes les plus avancées : la finance internationale. Il est évidemment beaucoup plus facile pour un système économique développé de reconnaître le caractère indispensable des postes les plus prestigieux de l’économie d’entreprise (les bastions responsables du savoir- faire technique, de la précision et de la technologie) que celui des camionneurs et des autres travailleurs offrant des services industriels, même si ces derniers sont également nécessaires.

Nous assistons à l’heure actuelle à un processus de valorisation qui a creusé considérablement le fossé entre les secteurs de l’économie dévalorisés et les secteurs valorisés, ou mieux survalorisés.

Une nouvelle geographie des centres et des peripheries

L’essor des secteurs informatiques et le développement d’une économie globale, deux facteurs inextricablement associés, ont contribué a dessiner une nouvelle géographie des centres et des périphéries. Cette nouvelle géographie non seulement reflète les inégalités existantes, mais elle est le résultat d’une dynamique typique des formes actuelles de croissance économique. Elle prend plusieurs formes et s’applique à plusieurs secteurs, de la distribution des services de télécommunication à la structure de l’économie et de l’emploi. Les villes globales cumulent une énorme concentration de pouvoir économique alors que les localités qui autrefois étaient des centres de production importants sont sujettes à un déclin chaotique ; les centres villes et les centres d’affaires des zones métropolitaines font l’objet d’énormes investissements pour améliorer leur marché immobilier et leurs télécommunications alors que les zones urbaines et métropolitaines à bas revenu manquent largement de ressources ; les revenus des travailleurs très qualifiés augmentent démesurément alors que les revenus des travailleurs faiblement ou moyennement qualifiés connaissent une forte baisse. Les services financiers produisent des bénéfices énormes alors que les services industriels ont de la peine à survivre.

La plus puissante de ces géographies des centres au niveau global établit un lien entre les principaux centres internationaux financiers et des affaires : entre autres, New York, Londres, Tokyo, Paris, Francfort, Zurich, Amsterdam, Los Angeles, Sydney, Hong Kong. Mais cette géographie inclut également à l’heure actuelle des villes comme Bangkok, Taipei, Sao Paulo et Mexico City. L’intensité des transactions entre ces villes, notamment par le biais des marchés financiers, du commerce des services et des investissements, a augmenté considérablement ainsi que les ordres de grandeur dont il est question (voir, par exemple, Noyelle and Dutka, 1988 ; Knox 1995). Entre temps, les inégalités au niveau de la concentration des activités et des ressources stratégiques entre chacune de ces villes et d’autres du même pays ont augmenté.

A côté de ces nouvelles hiérarchies globales et régionales des villes, il y a un vaste territoire qui est devenu de plus en plus périphérique, de plus en plus en marge des principaux phénomènes économiques qui alimentent la croissance de la nouvelle économie globale. Nombre de centres de production et de villes portuaires autrefois importantes ont perdu leur fonction et sont en déclin, non seulement dans les pays les moins développés, mais également dans les économies de pointe. De même pour l’évaluation du monde de l’emploi : la sur-valorisation des services spécialisés et des travailleurs professionnels a fini par faire passer les " autres " types d’activités économiques et les " autres " travailleurs pour non nécessaires ou insignifiants dans le cadre d’une économie développée. Il y a d’autres méthodes pour définir ce qui est un exemple de la nouvelle économie globale et ce qui ne l’est pas. Par exemple, la vision générale de la globalisation admet qu’il existe une classe internationale et professionnelle de travailleurs ainsi que des milieux de travail extrêmement internationalisés en raison de la présence d’entreprises et de personnel étrangers. Ce qu’elle n’admet pas est la possibilité qu’il se développe un marché international de l’emploi pour la main d’oeuvre à faible revenu et un milieu de travail internationalisé dans les communautés des immigrants. Ces processus continuent à être occultés en termes d’immigration, une histoire qui prend racine dans une période historique précédente.

Cela implique qu’il y a des représentations du global et du transnational qui n’ont pas été reconnues comme telles ou qui sont contestées. C’est parmi ces représentations qu’il faut considérer la question de l’immigration ainsi que la multiplicité des milieux de travail qu’elle crée dans les grandes villes, souvent incluses dans la notion de l’économie ethnique et de l’économie informelle. A mon avis, beaucoup de ce que nous continuons à attribuer à l’immigration et à l’ethnique correspond, en fait, à une série de processus étroitement liés : a) à la globalisation des activités économiques, des activités culturelles, de la formation identitaire et b) au caractère racial de plus en plus marqué de la segmentation du marché de l’emploi. Ce qui fait que les composantes des processus de production de l’économie globale développée et informatisée pouvant s’inscrire dans les milieux de travail des immigrants ne comptent pas parmi les facteurs reconnus de la dite économie. L’immigration et l’ethnique sont ce qui est " autre ". Comprendre qu’il s’agit d’une série de processus permettant de localiser les éléments globaux, de créer des marchés internationaux de l’emploi et de déraciner et enraciner à nouveau des cultures dans leurs territoires veut dire les considérer comme un aspect fondamental de la globalisation, exactement comme l’internationalisation des capitaux.

Comment ces nouveaux processus de valorisation et de dévalorisation se sont-ils développés ainsi que les inégalités qu’ils entraînent ? C’est la question que nous allons approfondir dans le prochain paragraphe.

La ville globale: les nouvelles formations politico-economiques

La mise en oeuvre de processus et de marchés globaux dans les principales villes a provoqué une énorme internationalisation de l’économie et a imposé une série de nouveaux critères pour évaluer et apprécier les différentes activités économiques et leurs résultats. Cette évolution a eu des effets néfastes sur un grand nombre de secteurs de l’économie urbaine. Il ne s’agit pas seulement d’une transformation quantitative ; c’est le début d’un nouveau régime économique.

Ces tendances à la polarisation prennent des formes tout à fait particulières dans (a) l’organisation spatiale de l’économie urbaine, (b) les structures pour la reproduction sociale et (c) l’organisation du travail. La tendance à de multiples formes de polarisation pose les bases tant de phénomènes urbains de pauvreté et de marginalisation étroitement associés à l’emploi que de la formation de nouvelles classes.

La suprématie de l’économie spécialisée basée sur le tertiaire – et, en particulier, le nouveau complexe de services et d’outils financiers - engendre ce que nous pourrions considérer comme un nouveau régime économique étant donné que ce secteur - tout en ne représentant qu’une petite partie de l’économie de la ville – fait partie intégrante de l’économie globale. Il exerce une pression vers la polarisation, ce qui est le cas pour le secteur financier où la possibilité d’obtenir d’énormes bénéfices contribue à dévaloriser les activités de production et les services ayant une faible valeur ajoutée car ces derniers ne peuvent pas engendrer les revenus exorbitants typiques des activités financières.

La capacité de nombreux secteurs leaders d’engendrer d’énormes bénéfices est le résultat de la somme complexe de plusieurs nouvelles tendances : les technologies qui rendent les capitaux hypermobiles à l’échelle mondiale et la déréglementation des marchés qui rend l’hypermobilité possible ; les inventions financières comme la sécurisation permettant aux capitaux jusqu’à présent non liquides de devenir liquides et de circuler librement en cumulant ainsi plus de bénéfices ; la demande croissante de services dans tous les secteurs ainsi que la complexité et la spécialisation accrue de nombreux services qui ont contribué à leur valorisation et souvent à leur survalorisation, comme en témoignent les hausses de salaire extraordinaires des professionnels de haut niveau et des PDG depuis les années 1980. La globalisation accentue la complexité de ces services, leur caractère stratégique et attractif et, par conséquent, leur survalorisation.

La présence d’une masse critique d’entreprises à forte rentabilité contribue à faire augmenter les prix des espaces commerciaux, des services industriels et de tous les besoins associés au monde des affaires. Les entreprises ayant une capacité modeste de production de bénéfices ont par conséquent de plus en plus de problèmes de survie. Tout en étant essentielles pour assurer le bon fonctionnement de l’économie urbaine et satisfaire les exigences quotidiennes des résidents, leur vie économique est menacée dans un contexte où les activités financières et les services spécialisés peuvent produire d’énormes bénéfices. Les prix très élevés et la rentabilité très poussée des secteurs internationalisés et des activités associées à ces derniers, comme les restaurants et les hôtels de première catégorie, rendent la vie de plus en plus difficile aux autres secteurs qui doivent lutter pour l’espace et les investissements. Beaucoup de ces secteurs ont connu une dégradation importante et/ou un déplacement : à titre d’exemple, les magasins de proximité répondant aux exigences locales ont été remplacés par des boutiques et des restaurants plus chics spécialement conçus pour les nouvelles élites urbaines aux revenus très élevés.

Il y a toujours eu des différences au niveau de la capacité des nombreux secteurs de l’économie de produire des bénéfices. Mais ce qui se passe aujourd’hui a pris des proportions bien plus importantes et est en train d’engendrer des distorsions au sein des différents marchés, du logement à l’emploi. Par exemple, la polarisation au niveau des entreprises et des ménages ainsi que de l’organisation de l’économie rend, à mon avis, une série croissante d’activités économiques des sociétés urbaines développées de plus en plus informelles. Quand les entreprises ayant un rendement faible ou modeste font l’objet d’une demande constante, sinon croissante, de leurs produits et services de la part des ménages et d’autres entreprises dans un contexte où une bonne partie de l’économie produit d’énormes bénéfices, elles ne peuvent – dans la plupart des cas - être compétitives, bien que la demande de ce qu’elles fabriquent est importante. Agir d’une façon informelle est souvent presque le seul atout dont elles disposent pour survivre : par exemple, le fait d’utiliser des espaces à destination ni commerciale ni industrielle – comme les sous-sols des quartiers résidentiels – ou des lieux qui ne sont pas conformes aux normes sanitaires, de sécurité et ainsi de suite. De même, les nouvelles entreprises des secteurs à faible rentabilité qui souhaitent pénétrer dans des forts marchés avec leurs produits et leurs services ne peuvent y réussir que si elles agissent d’une façon informelle. Une autre possibilité qui s’offre aux entreprises à faible rentabilité consiste à sous-traiter une partie de leur travail à des sociétés informelles.

La recomposition des sources de croissance et de rentabilité entraînée par ces transformations contribue à la réorganisation de certains facteurs de la reproduction sociale ou de la consommation. Si les couches moyennes constituent encore la majorité, les conditions qui ont favorisé leur expansion et leur prise de pouvoir politique et économique dans les décennies de l’après-guerre – l’importance de la production de masse et de la consommation de masse pour la croissance économique et la réalisation des bénéfices - ont été déplacées par de nouveaux facteurs de croissance.

Le développement rapide de secteurs caractérisés par une forte concentration d’emplois à revenus faibles et élevés a pris des formes spécifiques au niveau de la consommation qui, à son tour, a un impact sur l’organisation du travail et les types d’emplois créés. L’expansion d’une nouvelle catégorie de travailleurs à fort revenu qui s’est manifestée en même temps que l’essor de nouvelles formes culturelles a déclenché le processus de formation d’une élite à fort revenu qui, en dernière analyse, dépend de la disponibilité d’une grande offre de travailleurs à faible revenu.

A différents niveaux, selon les endroits, les exigences de consommation des habitants à faible revenu des grandes villes sont de plus en plus satisfaites par des petites entreprises et des petits commerces à gestion familiale qui souvent ne respectent pas les normes minimales de santé et de sécurité. Les vêtements bon marché fabriqués localement par des entreprises exploitant la main d’oeuvre, par exemple, peuvent concurrencer les produits importés d’Asie. Un nombre croissant de produits et de services – des meubles bon marché fabriqués dans les sous-sols aux taxis non autorisés en passant par les daycare à gestion familiale – sont disponibles pour satisfaire les exigences d’une population à faible revenu qui continue à augmenter.

On pourrait citer de nombreux exemples pour montrer comment les différences de plus en plus importantes de revenu modifient la structure de la consommation et quel impact ce phénomène peut avoir sur l’organisation du travail, tant au niveau de l’économie formelle que de l’économie informelle : la création d’une ligne de taxi ad hoc qui ne dessert que les quartiers financiers versus l’augmentation des taxis non autorisés dans les quartiers à faible revenu où les taxis autorisés ne circulent pas ; la hausse des travaux de charpenterie sur mesure dans les quartiers riches versus les réhabilitations bon marché des quartiers pauvres ; l’augmentation des travailleurs à domicile et des entreprises exploitant la main d’oeuvre qui fabriquent soit des articles exclusifs et très chers pour les boutiques soit des produits très bon marché.

A l’heure actuelle, une façon de conceptualiser la notion d’ "informalisation" des économies urbaines développées est de la considérer comme l’équivalent systémique de ce que nous connaissons sous le nom de déréglementation au niveau le plus haut de l’économie. Tant la déréglementation d’un nombre croissant de secteurs informatisés que l’ "informalisation" d’un nombre croissant de secteurs à faible rentabilité peuvent être considérées d’un point de vue conceptuel comme des ajustements dans une situation où les rapports entre les nouveaux développements économiques et les anciennes réglementations sont de plus en plus tendus.

En résumé, nous pouvons considérer ces développements comme faisant partie d’un processus de création de nouvelles géographies du centre et du marginal qui vont bien au-delà de l’ancienne répartition entre les pays pauvres et les pays riches. Ces nouvelles géographies du marginal sont devenues de plus en plus évidentes non seulement dans les sociétés les moins développées, mais également dans les pays les plus développés. Dans les principales villes tant des pays développés que des pays en voie de développement s’esquisse une nouvelle géographie des centres et des périphéries qui finit non seulement par renforcer les inégalités existantes, mais également par mettre en oeuvre toute une série de nouvelles dynamiques de l’inégalité.

Les grandes villes du monde entier sont le terrain où une multiplicité de processus de globalisation prennent des formes concrètes et localisées. Dans la plupart des cas, ces formes localisées sont l’essence de la globalisation. Si, en plus, nous considérons qu’une bonne partie des populations défavorisées – immigrants en Europe et aux Etats-Unis, afro-américains et latino-américains aux Etats-Unis, masses de personnes habitant dans les taudis des mégalopoles des pays en voie de développement – tendent à se concentrer de plus en plus dans les grandes villes, alors nous nous rendons compte que ces centres urbains sont devenus le théâtre stratégique de toute une série de conflits et de contradictions. Nous pouvons ainsi penser aux grandes villes comme à l’un des théâtres où se manifestent les contradictions de la globalisation du capital. D’une part, elles concentrent une part disproportionnée du pouvoir économique et comptent parmi les sites clés de la survalorisation de l’économie des entreprises ; de l’autre, elles concentrent une part disproportionnée des défavorisés et sont parmi les sites clés de la dévalorisation. Ce double caractère se manifeste dans un contexte où (1) les économies sont devenues de plus en plus transnationales et où les villes ont acquis un rôle de plus en plus stratégique pour le capital global ; (2) les marginaux ont pu s’exprimer et présentent leurs revendications sur les villes. Ce double caractère est d’autant plus évident que le fossé entre les deux réalités continue à se creuser.

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